Mon intervention au conseil municipal lors du débat d’orientation budgétaire du 13 mars 2012.

(La syntaxe est imparfaite car il s’agit de la retranscription d’une intervention orale)

Monsieur le maire, je serai très court, tout simplement parce que nous partageons entièrement l’analyse que vous venez de nous faire ce soir et également celle qui est développée dans le rapport qui nous a été proposé par les services. Je tiens d’ailleurs une fois de plus, à souligner le travail remarquable qui est fait par nos services à chaque fois que nous entrons dans une phase d’analyse budgétaire, par la transparence et l’intelligence des rapports qui nous sont présentés, qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions.

Pour revenir un petit peu sur le contexte, parce que finalement, ce rapport dresse essentiellement un contexte national et international, celui d’une crise. Plus globalement, ceux-là même qui sont à l’origine de la crise, parce que la crise ne vient pas de nulle part, la crise est le résultat de la financiarisation de l’économie et de la spéculation, ceux-là même qui sont responsables de cette crise économique mondiale nous disent qu’aujourd’hui nous n’avons pas d’autres choix que de nous serrer la ceinture et d’accepter que partout il n’y ait qu’une règle qui prévaut, c’est l’austérité. On le voit d’ailleurs avec le scandaleux traité européen qui est en train de se mettre en place, qui met en place le principe de la règle d’or où, eh bien finalement, on pointe du doigt la dépense publique sans jamais d’ailleurs parler des recettes. Il faudra, à un moment donné qu’on en parle  et on voit que les échéances électorales françaises nous permettent d’évoquer ces questions. Car oui, on fait face à une future, si vous me permettez l’expression, à une future guerre idéologique. Il y a les néolibéraux qui nous disent que nous n’avons pas d’autres choix que l’austérité, et il y en à d’autres, comme ici pour beaucoup dans cette salle, qui disent que non, il y a d’autres choix qui sont possibles, que l’austérité n’est pas le seul horizon viable et que d’autres logiques économiques peuvent être mises en place. Aujourd’hui, l’austérité c’est quoi, c’est ça, c’est la difficulté d’avoir recours à l’emprunt.

Les collectivités locales, qui sont pourtant le premier investisseur de notre pays, ont du mal à recourir à l’emprunt. Alors que je rappelle, très récemment la banque centrale européenne a prêté mille cent milliards d’euros au circuit bancaire. Je me demande bien où sont passés ces mille cent milliards. Je pense, j’émets l’hypothèse que ces mille cent milliards d’euros sont entrés dans un circuit spéculatif, et qu’ils ne servent absolument pas la création d’emploi, et le financement des projets que peuvent mener à bien les collectivités  territoriales. Voilà, il y a ces logiques là, vous les avez rappelées, nous ne les partageons pas et nous sommes prêts à vous accorder, monsieur le maire, qu’effectivement le budget, tout du moins les logiques qui nous sont présentées aujourd’hui, sont bien celles d’un budget de résistance. A ce titre et de manière très pragmatique, nous avons trois motifs de satisfaction.

La première, c’est la volonté, nous le saluons, de ne pas augmenter les taux d’imposition cette année encore. D’ailleurs les bases vont être relevées d’1,8% me semble t-il. Le choix de ne pas augmenter les taux est un choix salutaire. La deuxième chose, c’est la renégociation du prêt DEXIA, qui je pense, là aussi, est un motif de satisfaction pour l’ensemble des élus de ce conseil municipal. Le dernier point sur lequel nous voulons insister également, c’est la volonté de faire de cette année 2012, l’année de la citoyenneté, parce que je crois que, et c’est un problème bien plus politique et bien plus global, que la meilleure manière de lutter contre un phénomène qui est l’abstention, qui est un phénomène qui perdure et qui devient vraiment dramatique, c’est de recréer un lien de confiance entre les élus et leurs administrés. La meilleure manière à notre disposition aujourd’hui, justement pour recréer ce lien de confiance, c’est de rendre les citoyens responsables et de les faire travailler à nos côtés pour élaborer les politiques de demain, que ce soit nous ici, à l’échelle municipale, ou à d’autres échelles. Donc la citoyenneté, la volonté de développer les réunions publiques et d’aller plus loin encore dans ce dispositif de démocratie participative, doit être encouragée. Tout le monde se dit favorable à la démocratie participative, mais dans les faits je me rends compte que ce sont les municipalités marquées politiquement d’une certaine couleur pour ne pas dire le rouge qui pratiquent cette démarche politique novatrice et prometteuse. Nous nous félicitons qu’à Avion, depuis quelques temps, c’est un processus qui se met en place. Nous espérons vraiment que nous irons plus loin dans ces logiques.

Donc, voilà les motifs de satisfaction qui sont les nôtres. Je le répète, nous partageons pleinement l’analyse qui est faite ce soir et oui, nous espérons que le budget qui nous sera présenté à la fin du mois, ira dans ce sens là. Nous irions vers un budget de résistance face aux logiques économiques et politiques qui se développent aujourd’hui.

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