Le Front de Gauche sera au pouvoir dans moins de 10 ans !

L’affirmation qui est faite ici peut paraître loufoque au regard de la bien-pensance mais en réalité de nombreux faits attestent que cette possibilité est plus que crédible.

Je n’ai pas allumé mon poste de télévision depuis le 22 avril dernier. Les commentaires navrants m’auraient je pense épuisé et je ne me sens pas la force d’affronter ce bal d’idiotie sans nom et sans limite … Néanmoins je sais que le Front de Gauche a complètement disparu de la circulation. Pas un mot, pas une ligne, pas une brève sur cette force nouvelle qui est pourtant l’événement majeur de ce scrutin. Personne parmi les commentateurs gloussant sur toutes les chaînes et toutes les ondes n’évoque un fait irréfutable. Les faits sont têtus, nous le savons bien. Le Front de Gauche est la force politique qui a connu la plus forte progression lors du premier tour de ce scrutin présidentiel. Le front de gauche enregistre 3 278 030 voix supplémentaires par rapport à 2007 et le score enregistré par Marie-George Buffet. LE Pen fille gagne 2 587 243 voix sur le score de son père. Hollande malgré son haut score n’enregistre qu’une progression de 773 470 voix par rapport au score de madame Royal. Sarkozy quant à lui, perd 1 694 619 voix par rapport à 2007. Ces chiffres démontrent bien que la dynamique la plus importante lors de cette élection est celle enregistrée par le Front de Gauche. Pourtant, on préfère le retour des vieux démons et on instrumentalise l’immigré, l’assisté, et l’insécurité. La progression du Front de Gauche dans les grandes villes est encore plus flagrante avec des scores inédits. De plus, le Front de Gauche se situe au dessus des 7 % dans tous les départements français. Dans une vingtaine il dépasse même les 12%. Les élites médiatiques n’ont semble t-il pas pris la mesure de tout ceci. Seul compte la troisième place de madame Le Pen et la possibilité de pouvoir de nouveau distiller un climat de peur permanente, de méfiance collective.

Un autre chiffre est à prendre en compte. Plusieurs enquêtes d’opinion ont démontré que 30% des électeurs de François Hollande se disaient prêt à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Ce qui les a sans conteste empêché de le faire, c’est la grosse machine « vote utile ». Un électorat peu éduqué politiquement qui répond aux sirènes de la manipulation du camp socialiste et de tous ses organes de presses affidés. Force est de constater que si ces électeurs avaient pris le temps de mieux analyser les faits et de prendre leur courage à deux mains pour voter comme leur conscience leur en intimait l’ordre, nous ne serions pas condamnés à ce scénario navrant autour des thèses lepénistes. Bref les choses étant ce qu’elles sont, nous avons à avancer avec les événements et à continuer cette grande et puissante campagne d’éducation populaire partout dans le pays.

« Front contre Front » ou « classe contre classe »

En réalité, les choses nous apparaissent plutôt limpides pour l’avenir proche, même si certaines questions se posent toujours. Il y a d’abord un contexte général, économique et social. La crise frappe fort et il est inévitable que ce cycle n’est pas terminé et n’est d’ailleurs pas encore à son apogée. L’Europe s’est transformée en une institution de terreur , totalement anti-démocratique où on met en place l’austérité organisée, avec ou sans le consentement populaire. Tout le monde a bien deviné que c’est contre la volonté populaire bien entendu. Dérégulation des services publics, instauration de la règle d’or, confiscation des leviers politiques de la monnaie … Bref la parfaite politique libérale. Les résultats sont ceux que nous connaissons. On meurt de faim en Grèce, 24,40% de chômage en Espagne, les larmes d’une ministre italienne prenant conscience de la dureté du plan d’austérité qu’elle annonce à tout un peuple, les Pays-Bas qui ne savent plus quel cordon sanitaire coupé pour un retour à l’équilibre. C’est bien connu, nous n’avons pas le choix. La crise appelle des sacrifices, chacun doit en prendre la mesure. On ne peut plus vivre comme avant car les déficits publics pèsent trop dans les finances nationales.

Pourtant, pourtant, pourtant … « Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan, a empoché 770 ans de SMIC en 2011, soit 9,24 millions d’euros. Il a licencié 6000 personnes depuis 2008. Chris Viehbacher de Sanofi-Aventis, s’est régalé de 590 ans de SMIC soit 7,1 millions d’euros en 2009. Il a licencié 3000 personnes et royalement augmenté les survivants de 1,2%. Christophe de Margerie chez Total s’est adjugé 375 ans de SMIC , juste 21% d’augmentation pour un total de 4,5 millions d’euros. 550 manants ont perdu leur emploi dans les raffineries françaises ! Gérard Mestrallet a sûrement dû déplorer à chaudes larmes les 31% de perte de GDF-SUEZ. Mais son salaire a quand même augmenté du même pourcentage. » (1) Eh oui, c’est bon de rappeler ces quelques chiffres pour prendre la mesure d’une incontestable réalité : « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes. » Le marxisme est de retour et heureusement ! L’idée d’un antagonisme de classes et donc du fait que les uns et les autres ont des intérêts divergents et contraires refait son apparition. Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ont redonné du sens à ce principe élémentaire. Les 55% d’employés et d’ouvriers de notre pays doivent prendre conscience que leur intérêt de « classe », même si aujourd’hui on ne peut pas réellement parler de classe au sens marxiste du terme les concernant, s’oppose à celui de ces bourgeois précédemment cités. Les défis à venir se situent à ce niveau. La réussite du Front de Gauche va demeurer dans sa capacité à activer cette prise de conscience collective. Les choses ont commencé ; elles doivent continuer.

Se greffe dans cette problématique la question de l’extrême droite. L’extrême-droite est sans conteste le chien de garde du grand capital. Son rôle premier, et elle l’assume bien pour l’heure, est de diviser cette France des travailleurs. Arrêtons les faux discours sur un vote protestataire, de mécontents du système qui veulent envoyer un signal fort. La sociologie politique du vote FN apparaît clairement comme une adhésion aux thèses défendues par le clan Le Pen et par sa meute d’enragés. « De quoi souffrent-ils donc, ces pauvres lepénistes, si ce n’est pas de la misère ? Il se trouve que depuis des années, la question leur est posée, par sondages « sortie des urnes », et que les résultats n’ont pas varié, y compris en 2012 : riches ou pauvres, chômeurs ou patrons, hommes ou femmes, nos électeurs-qui-souffrent mettent en avant un seul et même souci, une seule et même souffrance, « l’immigration ». Ils souffrent, ces électeurs, parce qu’ils voient, dans leurs rues ou dans leurs téléviseurs, des femmes musulmanes qui portent un foulard. Ils souffrent parce qu’ils voient, dans leur rue ou dans leurs téléviseurs, des attroupements de musulmans priant sur la chaussée – mais ils souffrent plus encore à l’idée qu’une mosquée puisse être construite pour libérer ladite chaussée. Ils souffrent de voir des minarets – ou, le plus souvent, ils souffrent à l’idée qu’ils en verront un jour. Ils souffrent à l’idée qu’ils ont pu ingérer, «à l’insu de leur plein gré», de la viande dite halal. Ils souffrent de croiser des Noirs au volant d’une belle voiture, ils souffrent d’entendre des airs de rap sortir de ces voitures. Ils souffrent d’entendre des airs de raï, ils souffrent de voir un présentateur, un élu ou un écrivain noir, arabe, musulman, pénétrer l’enceinte sacrée de leur téléviseur. Ils souffrent d’entendre dire, encore rarement mais moins rarement qu’avant, que la France a été esclavagiste et colonialiste, et que cette œuvre n’a pas été positive. Ils souffrent en somme de voir la France comme elle est et non comme ils la rêvent –blanche et immaculée, catho-laïque, patriarcale, hétérosexuelle. »(2) Instrumentaliser la haine pour casser toute dynamique d’unité derrière des revendications sociales fortes et légitimes. Une guerre idéologique est en action et comme le dit si tristement mais si justement le milliardaire Warren Buffet : « « Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons. » 

Je disais donc plus haut, une question se pose tout de même. Comment va se dérouler la plus que probable présidence Hollande ? Une chose est certaine, les plans sociaux vont tomber et la finance attend le 6 mai pour se mettre à table. Casser l’axe Merkozy est redouté dans certains milieux . La France après la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et les Pays-Bas paraît être la prochaine victime. L’idée insupportable d’un système social aussi performant et donc coûteux que le nôtre pour le monde de la finance, va les pousser à attaquer frontalement. Comment va réagir le corrèzien à l’Élysée ? Va t-il faire comme son homologue grec Papandréou, qui dirigeait l’internationale socialiste et qui a plié sans aucune résistance face aux attaques de la finance. Comme l’ont fait ses amis espagnol et portugais, Zapatero et Socrates. Comme l’imagine le leader des sociaux-démocrates allemands, Sigmar Gabriel. Va t-il ou bien résister et les affronter sans compromission comme le Front de Gauche l’y appelle. Aux vues de son programme et de ses positionnements, le pire est à craindre. A moins que les élections législatives de juin prochain désignent un maximum de députés Front de Gauche qui doubleront le PS sur sa gauche et qui obligera Hollande à prendre des mesures fortes …

Tous ces éléments me font donc dire que le Front de Gauche ouvre une alternative politique, la seule en réalité et que si il est entendu, il pourrait bien convaincre le plus grand nombre de la nécessité de lui permettre demain de mettre en place son programme populaire et partagé, l’ »Humain d’abord ! ». Les luttes à venir et les rapports de force en constructions nous le diront très prochainement.

G.S

(1) « Qu’ils s’en aillent tous ! » Jean-Luc Mélenchon – éditions j’ai lu 2011.

(2) « La souffrance du lepéniste », Pierre Tevanian – éditions les invités de Médiapart _ 28 avril 2012.

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1er Mai : « On ne lâche rien ! »

Le Front de Gauche a réalisé un bon score lors du premier tour de l’élection présidentielle avec près de 4 millions d’électrices et d’électeurs qui ont apporté leur suffrage à la gauche qui résiste, qui rassemble et qui ne lâchera rien !

A l’appel de l’ensemble des organisations qui composent le Front de Gauche, nous nous sommes donnés rendrez-vous derrière les bannières syndicales et aux côtés de la classe ouvrière pour une belle et grande fête du travail. Un seul mot d’ordre « Résistance !! »

Comme partout en France, nous appelons à se mobiliser largement. Aussi les camarades de la section PCF d’Avion invitent massivement les travailleurs, les syndicalistes et toutes celles et ceux qui veulent bâtir un monde meilleur, à contre-pied des logiques austéritaires à se rassembler

Le 1er Mai 2012

à 9h45

Rond point Barbusse.

Soyons nombreux, déterminés et unitaires !

Présidentielles 2012 : des espoirs, des craintes.

La soirée électorale est achevée, la phase des premières analyses également, le temps est maintenant à la clarification des enseignements que l’on peut tirer de ce premier tour de l’élection présidentielle. J’ai vu et commenté de très nombreux chiffres. Nous sommes quelques uns à sans doute en faire même une overdose. On compare entre différentes villes, départements, on compare 2012 avec 1995, 2002 et 2007. De toutes ces lectures, il y a des tendances nettes qui se dessinent.

Je commencerai par du positif. Le Front de gauche réalise un bon score, 11,11% des suffrages, presque 4 millions de voix. Rappelons tout de même que nous avons débuté la campagne électorale avec un crédit envisagé de 3%. Rappelons-nous également que Marie-George Buffet réalisait 1,93% en 2007 avec quelques 990 000 voix. Bien entendu, comme beaucoup d’acteurs de la campagne du Front de Gauche, l’enthousiasme partagé lors de nos immenses rassemblements, nos esprits bouillonnants de propositions concrètes, révolutionnaires et ambitieuses, la portée universelle du message qui était le notre, nous laissaient espérer un résultat plus important encore. On ne peut pas cacher la, déception qui a transpercé à 20 heures lorsque les premières estimations nous arrivent. Néanmoins, mesurons le chemin accompli et le nombre de consciences qui se sont éveillées à l’appel du Front de Gauche. Nous avons mené une campagne, la seule dans cette élection, d’éducation populaire. Nous avons expliqué et expliqué encore. Nous avons multiplié les discussions, les assemblées, les rencontres, pour démontrer, persuader, convaincre. Nous avons semé des graines d’une fertilité inouïe qui, très vite, livreront des récoltes spectaculaires. Nous sommes la solution, la seule et l’unique, à la crise mondiale et européenne qui terrasse des peuples entiers et normalise l’austérité. Nous sommes les seuls qui ne capitulerons pas ! Notre heure est proche les amis. En attendant la lutte est de mise et ce dès le 1er mai prochain. Quelque soit le visage qui nous apparaîtra le 6 mai prochain à 20 heures, de grandes batailles nous attendent, aux côtés des bannières syndicales et à l’assemblée nationale avec un grand et puissant groupe Front de Gauche composé de députés déterminés. Voilà le plan de travail à venir pour ce qui nous concerne.

Revenons à l’élection maintenant et aux autres enseignements de la soirée. Un mot rapide sur le score historique du PS. François Hollande fait un score très important. Deux matrices à cela. Le scrutin en tant que tel bien évidemment. L’élection présidentielle est démocratiquement contestable par le simple fait que l’accès à la dernière ligne droite, au second tour, n’est possible que pour deux candidats uniquement. Pour battre Sarkozy, il fallait s’assurer que le président du conseil général de Corrèze soit au second tour. Ce fameux et méprisable « vote utile ». Il a fonctionné comme à chaque fois. Aux vues des tendances et des chiffres en notre possession on peut estimer que trois points ont basculé du Front de Gauche à Hollande dans la dernière semaine. Le déferlement de la presse contre notre candidat lors de cette dernière semaine, et notamment la presse papier chiotte, parmi lesquels je vois le Nouvel Observateur, l’Express, Le Point … ont participé à ce mécanisme. La une de Libération du vendredi qui a précédé le scrutin, une grande et large photo de Le Pen souriante, presque « séduisante », et un titre : « La menace ! ». On a beau être habitué à ces manœuvres malhonnêtes et méprisables, je ne décolère toujours pas. Le deuxième ingrédient du score, mais il est lié avec le reste, c’est l’envie profonde pour beaucoup de tourner définitivement la page Sarkozy. Ni sympathie ni adhésion à ce magma social libéral sans queue ni tête qu’est le programme du PS, mais un vote que l’on pourrait qualifier de pragmatique. Hollande est sacré comme étant le plus à même à battre Sarkozy par le système, donc on suit la tendance et on glisse le bulletin Hollande. Je veux dire, sans sarcasme ni esprit grivois qu’aucun triomphalisme n’a de place dans ce contexte. Plus que jamais l’humilité est de mise dans les rangs de la rose fanée.

J’en termine avec un dernier point d’analyse. Le score du Front National. Oui le score du Front National est en baisse par rapport à 2002 avec une extrême droite à l’époque à 19,2%. On peut sans doute esquisser un rictus. Néanmoins je n’ai vraiment pas envie de plaisanter et de me satisfaire de cette simple constatation arithmétique. Le front national et sa miss réalise un score inquiétant. Je le dis sans calcul, ni alarmisme. J’étais de ceux, peut-être naïvement, qui imaginaient un score relatif du FN lors de ce scrutin. Je me suis trompé et je le regrette … Je ne reviendrai pas sur une énième explication de la dangerosité de ce mouvement et de la haine qui dégouline de ses troupes. Je dis par contre qu’une immense bataille idéologique est à venir. Le travail va être long, difficile. Mais comme nous l’avons fait cette fois-ci, nous serons au rendez-vous pour combattre la peste brune. Le repli sur soi, l’égoïsme, la peur de l’avenir, voilà nos ennemis. Il va falloir que nous portions un message clair. Apprenons à nous aimer, à nous respecter, à partager. Voilà notre travail dans les semaines, les mois et les années à venir. N’ayez pas peur de l’étranger, ne pensez pas à votre bonheur personnel. Comment être heureux dans un océan de malheur. N’ayez pas peu de tendre la main à celui qui est tombé. Relevez-le, accompagnez-le. La fraternité et la solidarité voilà le traitement anti-FN a administré au plus grand nombre. Partageons le bonheur mes amis. Soyons heureux ensemble. C’est cette bataille là qui nous attend. La tâche est immense car la crise et la soif de consommation lié à un système devenu fou nous a poussé à ne voir que devant nous. Regardons devant et à côté de nous. Lions nos espoirs et partageons nos cœurs pour balayer l’ignorance, l’obscurantisme et la cupidité. C’est le seul chemin à prendre. Une dernière chose concernant le vote frontiste. C’est mathématiques et ça fera taire les éditocrates de tout bord. La progression du Front National est le résultat de l’effondrement du vote Sarkozy et Bayrou. Prenez les chiffres de 2007 et comparez. C’est mécanique. C’est l’électorat de droite, populaire ou non, qui s’est radicalisé. Certains devraient donc revoir leurs analyses biaisées par la haine de l’ouvrier et de l’ignorance dont il serait l’incarnation.

Je conclue ce petit billet. Bien entendu, il va sans dire que le 6 mai prochain j’appelle celles et ceux qui partagent mon opinion et bien au-delà à se mobiliser pour battre Sarkozy. Virons-le les amis. Pas un seul jours encore sous l’ère Sarkozy. Je n’espère rien et n’attends rien. Mais je me fais un devoir de déloger celui qui a tant fait souffrir notre peuple, notre République et nos territoires. Pas d’hésitation à avoir. Votez et luttez.

G.S

Mélenchon est-il devenu l’homme à abattre ?

Le dernier sondage CSA de ce matin crédite Jean-Luc Mélenchon à 17% d’intention de vote. La culture des sondages n’étant pas pratiquée dans les rangs du Front de Gauche, nous les regardons avec distanceet scepticisme. Néanmoins, les belles personnes qui font la pluie et le beau temps médiatique, ne jugeant de la crédibilité d’un candidat que par la religion des courbes d’opinion, nous ne pouvons les ignorer. Il est de plus indéniable que ce dernier sondage traduit la montée en puissance du Front de Gauche, qui dernièrement a su rassembler 70 000 personnes sur la place du Capitole à Toulouse. Nos propositions gagnent les consciences et globalement, on reconnaît de toute part la belle campagne menée par nos troupes depuis des semaines.

Pour autant, on assiste depuis maintenant quelques jours à une levée de bouclier généralisée contre Jean-Luc Mélenchon et surtout contre le projet « L’Humain d’abord » qu’il porte avec le Front de Gauche. Programme irréaliste, beaucoup trop coûteux, non chiffrable même, tant il regorge des terrifiantes dépenses publiques … Chacun distribue des bons points quant à la campagne elle-même, saluant le tribun cultivé et déterminé, mais bon il ne faudrait pas que ça aille plus loin.

Dans le lot des incultes vociférants, la palme va sans conteste à notre Christophe Barbier national. Ne vous fiez pas à l’écharpe rouge dont il se drape à chaque apparition. Le personnage n’a rien d’un marxiste, d’un nostalgique du mitterandisme ou d’une appartenance à je ne sais quel groupe de réflexion progressiste. Il n’est qu’un pantin bête et méchant, un perroquet de la bonne pensée parisianiste, un homme des bonnes manières qui, au plus profond de lui-même, imagine que son point de vue est indispensable pour que les gens, ce troupeau sans cervelle qu’il faut éduquer, adhèrent à ce qui serait l’inéluctable pensée pour briller au bureau auprès des collègues. Le pouvoir médiatique a pris une place beaucoup trop importante dans notre société et ces monarques de la liberté de pensée, qui se croient invincible et intouchable, n’acceptent pas qu’on puisse remettre en cause leur petite vision étriquée et sans intérêt des choses. Michel Onfray l’a parfaitement démontré à son tour ne résumant Jean-Luc Mélenchon qu’à l’hommage que celui-ci a pu rendre à Robespierre. Oser comparer Robespierre à Brasillach, il faut quand même être intellectuellement médiocre pour faire un tel parallèle. Ne résumer Robespierre qu’au comité de salut public et à la terreur, c’est faire une lecture de l’histoire fragmentaire et donc faussée ! Couvert de privilèges au quotidien, il n’a peut être pas de sympathie pour un personnage historique qui a pu être l’un des acteurs et des continuateurs de la nuit du 4 Août ?!

Ces deux personnages, et de nombreux confrères à eux, ne résument en réalité qu’un malaise face à un phénomène qu’ils ne maîtrisent pas et qu’il n’avaient pas imaginé un seul instant. Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche grimpent de semaine en semaine dans les sondages, les meetings ne désengorgent pas bien au contraire, et les idées véhiculées gagnent du terrain. La résignation et l’abjecte concept de « réalisme politique » se voient balayés d’un revers de main. Oui Mélenchon donne corps et âme à une alternative qu’ils pensaient enterrée avec le déclin du Parti Communiste. Tout semblait se passer comme convenu et les événements étaient même sublimés par la capitulation de la social-démocratie en Europe. La connivence se mettait en place sans obstacle majeur et eux deviendraient les laqués grassement rémunérés de ces logiques. Leur petit ciel bleu s’est gravement assombri ces dernières semaines et cela déclenche leur foudroyante colère. Il faut rappeler qu’on a pu saluer la belle gazelle Le Pen, qui à leurs yeux rendait le Front National fréquentable. Une douce femme amoureuse de la France, charismatique, intelligente, belle … Les superlatifs n’ont pas manqué ! Comprenez bien que le Front National fait les affaires du statu quo politique. Un Front National haut dans les intentions de vote, c’est un Front National garant du bipartisme. Nous sommes quelques uns à ne pas vraiment se satisfaire de cela et notre campagne a fait voler en éclats ce beau tableau idyllique.

Bref, nous avons dérangé le petit scénario écrit d’avance et tous ces gens de la presse éditorialiste, toujours les mêmes sur les mêmes plateaux, ces « experts », qui nous ont répété en boucle comme une musique agaçante, un peu dans le style des gémissements d’une Mireille Mathieu à la concorde, que la crise est là, que la dette c’est pas bien, que l’euro est en crise, que les caisses sont vides, qu’on doit faire des sacrifices et blablabla … Badaboum !! On découvre qu’un homme, qui a du crier pour se faire entendre, démontre que tout cela ça n’est que du vent, qu’une autre politique est possible ; humaine, écologique, sociale, révolutionnaire. Le château de cartes s’effondre, frappé par un vent chaud et rouge qui souffle dans ce désert d’idées. La révolution citoyenne : deux principes qui font peur et qui paraissent si lointain pour ces locataires des beaux quartiers. Le peuple et la révolte (pacifiste!!), quelle horreur vous en conviendrez.

On milite par milliers pour les idées du Front de Gauche, certains depuis longtemps, d’autres plus récemment. Personnellement je milite depuis quelques années maintenant malgré mon jeune âge avec l’objectif de rendre les idées et les grands principes auxquels je crois majoritaire dans notre pays. Mais je fais un aveu, terrifiant : je prends un plaisir quasi jubilatoire à voir trembler ces précieux idiots. C’est bon de les sortir de leur pré-carré, de pratiquement voir la petite perle de sueur ruisseler lentement sur leurs tempes chaudes de haine et de mépris. Vous conviendrez que tout ceci est franchement de bonne guerre.

G.S

Mon petit mot dans le bulletin municipal.

Quand l’Europe impose un traité scélérat sans en informer les peuples.

Le 29 Février dernier, les syndicats européens avaient appelé à la mobilisation générale partout en Europe avec un mot d’ordre simple : « non » à l’austérité. Didier ZENI, syndicaliste cheminot et conseiller municipal de notre groupe, a d’ailleurs prononcé une allocution lors du rassemblement lensois reprenant point par point les conséquences des différents plans d’austérité européens qui plongent les peuples dans la précarité et qui saignent nos services publics.

Ils ont eu raison de le faire et pourquoi ? Les députés et sénateurs UMP, avec la complicité des parlementaires socialistes qui se sont abstenus, ont adopté un texte européen dicté par madame Merkel et monsieur Sarkozy instaurant la fameuse « règle d’or » dans toute l’Europe. Il faut souligner la gravité de ce traité et le scandale démocratique concernant la manière dont il s’est imposé chez nous comme ailleurs en Europe. Pas une chaîne de télévision, pas un seul quotidien de la presse écrite hormis l’Humanité, pas un seul responsable du gouvernement n’ont informé les français du contenu de ce traité. Pourtant, ce traité est d’une importance capitale car il grave dans le marbre les politiques d’austérité qui deviendraient l’unique horizon politique et économique pour les peuples européens.

Détaillons un peu la philosophie de ce texte pour que chacune et chacun puisse mesurer le danger réel qui va découler de tout cela. Le traité obligera à réduire les dépenses sociales et publiques bien au-delà de ce qui était inscrit dans les traités de Maastricht et de Lisbonne, tandis que les recettes des États sont sans cesse amoindries par les baisses d’impôts sur les plus fortunés et sur le capital, ainsi qu’avec le recul de la croissance. Les peuples, à travers leurs représentants élus, perdront leur souveraineté sur leurs propres finances publiques, au profit des technocrates non élus de la Commission européenne. Et quiconque ne se soumettra pas à ses diktats se verra traduit devant la Cour de justice européenne. Ce texte est totalement irresponsable et risque de faire exploser l’Union européenne elle-même. En effet, à peine la signature des chefs d’État et de gouvernement sur ce texte était-elle sèche que les gouvernements espagnol et néerlandais étaient contraints d’avouer que leur pays était placé en alerte, leur déficit public s’étant brutalement aggravés malgré de drastiques plans d’austérité.

 C’est pourquoi nous exigeons un référendum car nous estimons que seul le peuple souverain doit pouvoir engager la France sur la signature de traités internationaux.

Guillaume SAYON,

Conseiller Municipal

Mon intervention en conseil municipal lors de l’étude du budget 2012.

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 Lors de notre dernière séance municipale durant laquelle s’est tenu un riche débat d’orientation budgétaire, nous avons à l’unanimité exprimé notre inquiétude face à la situation plus que préoccupante des collectivités locales et de la nôtre plus particulièrement. Les 10 années de gouvernement UMP pèsent lourdement dans nos finances locales, plus qu’un étouffement, c’est bien d’une asphyxie dont il est question. Alors que la cours des comptes signifiait cette année encore que les collectivités locales sont très peu endettées et ne représentent donc qu’une très faible part de la dette publique, ce sont pourtant elles que l’on dresse sur l’autel de la rigueur. Nos marches de manœuvre deviennent réellement préoccupantes et c’est d’autant plus vrai sur notre secteur de l’ex bassin minier. Nos ressources fiscales étant faibles et les besoins, notamment au travers du CCAS, toujours plus importants, l’équation budgétaire de nos villes est un véritable casse-tête.

On ne s’en prend pas aux banques qui se nourrissent de la crise et des mécanismes économiques européens ostensiblement ultra-libéraux, ni même aux niches fiscales, à la fraude fiscale, mais bel et bien à ces acteurs locaux de la démocratie, à ces bâtisseurs que nous sommes. L’investissement dans ce pays, nous le portons pour une large part et c’est le bien être de millions de citoyens qui dépendent en partie des politiques que nous développons. Sarkozy et sa clique font donc un choix idéologique assumé. La résistance s’organise et doit s’organiser davantage encore dans nos collectivités face à ces logiques suicidaires.

Chaque année, lorsque nous devons rédiger cette prise de position sur le budget, qui est un des moments clé de la vie municipale, nous avons souvent l’impression de nous répéter et de sans cesse tirer la sonnette d’alarme, comme si nous étions une sorte d’oiseaux de mauvaise augure. Mais tous et toutes, nous savons de quoi il en retourne et, plus que jamais, nous aspirons à pouvoir balayer au plus vite ces logiques et s’enorgueillir du retour d’une politique tournée vers les besoins humains, une véritable politique d’accompagnement de nos projets. Comment imaginer pouvoir refuser la construction d’une nouvelle école, l’augmentation des budgets sportifs et culturels, la nécessité de devoir sacrifier des projets pour assurer les seules dépenses courantes. Pourtant, c’est cette situation que nous affrontons en 2012. On ne peut plus l’accepter.

Alors, concernant ce budget primitif 2012, des choix ont été fait par votre équipe monsieur le maire. Déjà la première des choses, c’est de ne pas augmenter pour la seconde année consécutive les taux d’imposition. Sage décision qui n’est pourtant pas au demeurant simple à prendre. Les ressources financières manquent et cependant vous faites le choix de ne pas toucher aux taux de l’imposition locale. Notre population, comme notre municipalité, souffre également d’une situation budgétaire de crise. La satisfaction est entière dans nos rangs. Le deuxième élément à prendre en compte concerne l’architecture globale de ce budget. Une volonté d’assurer d’importants investissements dont 2 060 000 euros de travaux de voirie, d’importants investissements cette année encore pour nos écoles et l’enfance, autour de 1 100 000 euros et un investissement important en terme d’infrastructures sportives. J’en profite également pour saluer la volonté de développer au maximum les travaux en régie.

Cela a été souligné à de nombreuses reprises ici, mais la qualité des réalisations de nos équipes techniques est reconnue de tous. Ces travaux en régie nous permettent des économies substantielles et on ne peut que s’en féliciter. Concernant maintenant les dépenses de fonctionnement, nous notons une maîtrise des dépenses et la volonté affichée de réduire les coûts énergétiques même si bien entendu, nous pâtissons de la hausse des tarifs de l’énergie et des carburants. Les charges à caractère général augmentent peu, elles n’augmentent que de 1,09 % , celles du personnel restent stable à 10 580 320 euros , même si elle représente plus de 50 % des dépenses de fonctionnement. Par ailleurs, la ré-évaluation des tarifs concernant les prestations municipales démontre une faible hausse et n’entrave guère l’accessibilité reconnue pour tous aux services et autres infrastructures.

Le dernier point que nous voulions évoquer concerne la situation de l’emprunt. Vous avez rencontré hier les différents présidents de groupe de cette assemblée afin de leur faire connaître l’évolution des différents emprunts auxquels nous faisons face aujourd’hui. Nul besoin de rappeler le contexte, vous l’avez d’abord fort justement évoqué, mais néanmoins exprimer notre stupeur face aux manœuvres de chantage du groupe DEXIA qui met cette année encore et plus encore que l’année précédente, de nombreuses collectivités au bord de la faillite. Ça n’est fort heureusement pas notre cas à Avion puisqu’un terrain d’entente a pu être trouvé avec le groupe franco-belge. Le prêt contracté en 2007, basé au taux de 4,01 %, un taux qui devait être fixe, aurait pu se transformer en une véritable catastrophe financière puisqu’en réalité ce taux, et vous l’avez rappelé, est indexé sur le cours du franc suisse. C’est 14,26 % de taux d’intérêt auquel nous avons échappé via la renégociation que vous évoquiez. Un accord a donc été trouvé sur l’idée d’un taux d’intérêt fixe à 6,50 % dans le cas d’un nouvel emprunt d’un million et demi d’euros à un taux de 6,29 % pour le financement du futur groupe scolaire aux cheminots. Outre le scandale de la manœuvre, c’est face à un choix qui n’en est pas un que nous nous trouvons. Soit continuer à rembourser un emprunt à un taux démentiel, soit renégocier avec des contre-parties qui ne nous enchantent guère mais qui nous permet de pouvoir maîtriser notre endettement. La solution que vous nous proposez, nous pensons que c’est la bonne et qu’il est donc sage d’assurer l’avenir, de ne pas maintenir de lourds investissements qui pourraient s’avérer dangereux pour l’avenir de la collectivité. Ce triste épisode nous appelle à la réflexion et à l’espoir que les échéances électorales à venir permettront de dégager une nouvelle majorité politique courageuse qui travaillera à la constitution d’un large pôle public bancaire, nous permettant de sortir de ces logiques suicidaires répondant à l’appétit de spéculateurs sans scrupules. C’est une impérieuse nécessité.

Je termine par une remarque, voire une vive suggestion. Il y a une gène dans notre groupe dans l’étude de l’attribution des différentes subventions aux associations et sur l’absence d’outils permettant d’évaluer le bien-fondé de certains engagements financiers. En sommes, il nous manque davantage de lisibilité pour bien maîtriser les tenants et les aboutissants des axes et dépenses budgétaires qui sont les nôtres. Aussi nous pensons que l’existence d’une commission des finances doit être mise sérieusement en débat. C’est un outil que nous pensons précieux et qui véritablement donne une meilleure vue sur les choses. Il faudra y réfléchir réellement pour l’avenir.

Aux vues de l’ensemble de ces éléments, des axes qu’emprunte cette offre budgétaire et du contexte économique et politique national, nous pensons que rien n’entrave notre philosophie, nos convictions et les positions qui sont habituellement les nôtres à adhérer à la proposition que vous nous faites ce soir. Aussi, les élus de notre groupe, « un nouveau souffle pour Avion » voteront donc positivement ce budget pour l’exercice 2012.