Mes voeux de lutte et d’espoir pour 2013.

2013Dans notre belle région la tradition de l’entre-aide, de la main tendue, héritage de la vie commune des corons miniers, n’est pas une légende. Nous la faisons vivre chaque jour et c’est une richesse inestimable qui nourrit un espoir resté intact pour beaucoup. Un espoir de changement et pas celui demeurant lettre morte!

Nous avons été contraint à accepter beaucoup de choses pour palier à la crise. Déremboursements médicaux, recule de l’âge de la retraite, gel des salaires dans la fonction publique, hausses d’impôts … Un héritage douloureux du sarkozysme et de cette droite dure et réactionnaire au service des plus fortunés. C’est d’ailleurs cet aspect qui nous a poussé pour beaucoup en mai dernier à faire le choix du changement. Les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande et de toute la gauche donnaient l’espoir d’un changement qui devenait une nécessité. La suite du scénario vous la connaissez. La gauche est de retour aux affaires et elle a fait des promesses. Le nouveau président nous a promis de lutter contre la finance, d’empêcher toute hausse de la TVA, de lutter sans relâche contre les plans de licenciements, de ré-orienter la construction européenne pour générer de la croissance.

L’enthousiasme a pour l’heure laissé place à l’incompréhension. En effet après la trop faible augmentation du SMIC, les piétinements sur la gestion du dossier Florange et le manque de fermeté face au patronat, il faut impérativement que le président de la république mette la nouvelle majorité en ordre de marche pour répondre à l’espérance profonde que nous partageons tous d’un changement de cap réel dans les choix politique et économique.

C’est pourquoi les parlementaires du Front de gauche ont pris leurs responsabilités et à plusieurs reprises, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ils se sont opposés à certains projets de loi. Montrés du doigts, vilipendés par certains, les parlementaires communistes ont des valeurs, des principes et jamais ils ne s’en éloignent. C’est par exemple vrai pour le vote négatif sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale 2013. Aucune remise en cause sur les déremboursements, les franchises médicales, et le recul des financements publics. Aucune résistance sur la question des dépassements d’honoraires ou sur la remise en cause du régime de sécurité sociale minier. Le changement, c’est urgent et il faut donc agir en conséquence.

La hausse continue du chômage et des prix rend la situation générale très compliquée. Les salaires n’augmentant pas, le chômage frappant de plus en plus de nos concitoyens, bien des familles ont passées le cap de se serrer la ceinture. Se serrer la ceinture c’était vrai depuis quelques années mais, avec une gestion rigoureuse et sans excès aucun, nombreuses étaient les familles qui réussissaient à survivre. Aujourd’hui un cran a été franchi. Faire des prêts pour payer d’autres prêts, choisir entre avoir une mutuelle ou se chauffer. Voilà la réalité et elle fait mal. Elle fait mal quand on sait que notre pays n’a jamais été aussi riche. Nous produisons 2000 milliards d’euros par an, un record. Pourtant toutes les belles personnes ont ajusté leurs violons et nous répètent du matin au soir et du soir au matin que la crise est là et que nous n’avons d’autres choix que de faire des sacrifices. On nous dit même qu’être un bon citoyen, un bon patriote, c’est accepter ces reculs successifs au nom de l’intérêt de la nation. Ces mêmes personnes ont aujourd’hui défrayé la chronique avec des départs fracassants en Suisse, en Belgique, bref là où l’argent peut dormir tranquillement. La famille Peugeot qui est en Suisse, Afflelou qui part pour l’Angleterre disant qu’en France c’est 1789 et qu’il existe une fiscalité « injuste et confiscatoire ». Le même Alain Affelou qui fait partie des 500 plus grosses fortunes françaises et qui a déclaré quelques 180 millions d’euros en 2012. on croit rêver et pourtant …

Ces gens, coupés du monde réel, jonglant avec des salaires qui donnent le tournis, fuient donc lâchement le pays à l’heure où plus que jamais la solidarité de tous est de mise. Pourtant ils nous donnent des leçons, ils insultent celles et ceux qui sont aidés par l’État face aux aléas de la vie, les fameux assistés et ils nous disent que nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter les sacrifices demandés. Voyez les dégâts en Grèce, en Italie et en Espagne quand on les laisse faire sans aucune résistance. Le peuple est saigné et les banques se goinfrent jusqu’à satiété. Ils cherchent à nous diviser, à attiser la haine. C’est la faute de l’immigré, des Roms, des chômeurs, des prestataires du RSA. Que veulent-ils ? Jusqu’où sont-ils prêts à aller ? A l’UMP, on commence à parler de mettre fin à notre régime de sécurité sociale, ils vont même jusqu’à évoquer l’idée de la suppression du droit de grève aux enseignants.

Ces belles personnes peuvent aussi compter sur le front national en embuscade. Le FN leur permet que rien ne change. Les élections passent et tel un match de ping-pong, l’alternance se fait entre l’UMP et le parti socialiste. La peur de voir un jour l’extrême droite accéder aux responsabilités, pousse de nombreux français à voter pour ces deux organisations politiques, celles présentées comme étant les seules à pouvoir gouverner. Les médias font parfaitement leur travail faisant planer cette crainte légitime. On ne cesse de nous dire que le Front national a changé, qu’il s’est transformé, que Marine Le Pen n’est pas comme son père et j’en passe. Mais la réalité et vous le savez n’est pas celle-ci. La réalité c’est que le Front national a été, est et sera une formation réactionnaire qui ne sera jamais du côté des salariés. Je demande aux salariés qui ont mené de très belles batailles pour continuer à faire vivre leur entreprise si ils ont reçu le soutien du FN dans leur lutte ? Avez-vous rencontré un dirigeant, des militants ou même Marine Le Pen en personne ? Bien sûr que non ! La famille Le Pen vit en château et dans l’opulence. Par ailleurs, le programme économique de « miss Front » est à quelques détails près, le même que celui de l’UMP et je parle là de la frange la plus libérale de la droite. J’invite chacune et chacun à ne pas se tromper de colère. L’immigré n’a jamais délocalisé d’entreprises, ni même décidé de la baisse des salaires. Les travailleurs étrangers subissent plus que nous encore l’exploitation, le mépris et ne bénéficient pas de la protection offerte par le code du travail. Je demande véritablement à celles et ceux qui peuvent parfois s’égarer dans le vote frontiste à bien méditer la dessus.

J’ai bien sûr une pensée pour toutes celles et tous ceux frappés par les fermetures d’entreprises et le chômage. Je sais la difficulté financière, sociale et morale de se retrouver dans cette situation, surtout quand on a une famille à faire vivre. Je leur souhaite de retrouver en 2013 et au plus vite un emploi et la stabilité qui va avec.

J’ai également une pensée pour celles et ceux qui ont du faire face aux coupures d’eaux et d’électricité ne pouvant plus honorer les factures. Il n’est pas toujours simple de demander de l’aide au CCAS ou à son entourage lorsqu’on se retrouve confronté à de telles situations. Outre la profonde colère que cela provoque chez moi, je voulais témoigner mon respect voire mon admiration pour les agents qui se sont refusés à procéder à ces coupures. Leur humanité, loin de l’appât du gain qui anime leurs plus hauts responsables, s’est dressée face aux directives qui leur étaient dictées. Je salue donc leur courage et leur sens aigu de la justice.

Dans un tout autre registre, je ne pouvais bien évidemment pas ne pas évoquer l’arrivée du Louvre à Lens. Après une inauguration le mois dernier, le musée a déjà franchi la barre des 100 000 visiteurs. Cette structure moderne est, à n’en pas douter, un bel outil. Néanmoins, ce musée d’envergure nationale exige de l’État qu’il mette la main à la poche pour en assurer son financement. Je rappelle en effet que la construction ainsi que le fonctionnement du musée sont aux frais des habitants de la région. Les élus communistes du lensois mènent depuis 2004 la lutte du financement demandant à l’État d’assurer tout ou partie des frais de fonctionnement du musée. Il n’est à nos yeux pas normal que ceux-ci soient à notre charge. Je pense à ce titre que nous continuerons à nous faire entendre sur ce sujet jusqu’à ce que des signaux forts soient envoyés de la part de la ministre de la culture. Je déplore au passage le choix du gouvernement de programmer pour 2013 un budget culturel en baisse. Plus que jamais, les artistes et la création ont besoin d’être aidé et accompagné. A l’heure où des discours que l’on pensait révolus refont surface, que l’intolérance et la haine gagnent quelques esprits faibles, la culture doit avoir la possibilité de s’inviter partout et tout le temps. C’est l’une des conditions indispensables à la lutte contre ces phénomènes liés à la crise et aux désespérances qu’elle engendre.

Je voulais aussi partager avec vous une pensée émue et sincère pour le peuple palestinien qui a connu une fin d’année 2012 dramatique. Les victimes de ce peuple colonisé se comptent dramatiquement par centaines suite aux offensives militaires israéliennes. L’enfermement, le mépris, la violence et la privation des droits fondamentaux, voilà le quotidien de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants depuis des années. Je fais donc le vœu le plus cher de voir en 2013 un accord permettant la coexistence de deux États et ainsi pouvoir mettre fin à des années de souffrance, de pauvreté, de privation et d’emprisonnement. Dans le même registre, je souhaite également qu’une solution soit trouvée pour calmer les tensions en Syrie et ainsi sortir ce pays de la guerre civile. La paix est une aspiration profonde de tous les peuples et on ne peut tolérer que des intérêts commerciaux et diplomatiques puissent la menacer.

Je terminerai mon propos en revenant sur le tristement historique accord sur la flexibilité du marché du travail trouvé entre le syndicat du patronat côté en bourse et les syndicats traîtres du monde du travail (minoritaires chez les salariés !!!) qui est sans doute la goutte d’eau qui fera déborder le vase. La limite est atteinte pour beaucoup de travailleurs qui se saignent depuis maintenant des années. Jamais il n’a été octroyé autant de privilèges au patronat, même sous Sarkozy. Ce gouvernement, après avoir voté un plan d’austérité de grande ampleur avec 30 milliards d’économies, après avoir mis en place une baisse de cotisations sociales de 20 milliards d’euros pour les entreprises sous forme de crédits d’impôt, après avoir voté avec la droite la règle d’or européenne dont on ne mesure pas encore l’étendue des dégâts, permettra donc en présentant un texte en mars au parlement, de licencier pour raison économique un salarié qui refuse une baisse de salaire ou une augmentation de son temps de travail. Les choses ont commencé de la sorte en Grèce quand le socialiste Papandréou a capitulé sans aucune résistance face aux banques. Coupons donc le mal dès la racine mes amis, n’attendons pas sept plans d’austérité pour prendre nos responsabilités. Notre pays qui n’a jamais été aussi riche est une grande Nation. Nous sommes un grand peuple. Si aucun changement de cap ne se profile, il faudra prendre nos responsabilités et envahir les rues de nos villes pour dire stop, ça suffit ! Il faudra exiger que les choses changent vraiment et juger pénalement celles et ceux (banquiers, politiques, patrons …) qui sont responsable de la situation et qui se sont gavés sur notre dos. Ils ont plongé des familles dans la misère, la maladie faute de pouvoir se soigner … Ce sont des criminels et nous devons donc les juger comme tel. Les islandais l’ont fait, ils ont une nouvelle constitution, ils ont nationalisé leurs banques et ils ont aujourd’hui le triple de croissance de la zone euro. 2013 doit être l’année où tout change !

Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter ce qu’il y a de mieux pour 2013, la réussite, le bonheur, l’amour, la santé et l’accomplissement des projets qui vous tiennent à cœur.

 G.S

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