Le PCF demeure une force politique incontournable dans le Pas-de-Calais

imagesLe premier tour des élections municipales a été, à n’en pas douter, une sanction sévère infligée à la gauche de gouvernement. Là où la gauche était attendue conquérante (comme à Marseille), les résultats sont bien en dessous des espérances initialement proférées. Le FN lui progresse électoralement avec une série de scores flirtant avec les 20 et même les 30 %. Les candidats décédés en cours, les candidats inscrits contre leur gré, les différents scandales qui ont pu entacher la formation d’extrême-droite n’ont pas suffi à faire reculer ce vote protestataire qui devient de plus en plus, et on doit s’en préoccuper sérieusement, un vote d’adhésion. La droite elle, se maintient très largement dans ses bastions. Elle sortira renforcée de ce scrutin gagnant de nombreuses villes moyennes et grandes (Angers, Toulouse, Strasbourg …). Quant au front de gauche, les maires communistes sortants sont pour beaucoup d’entre-eux réélus dès le premier tour ou en ballottage favorable (Dieppe, Saint Denis …). On peut espérer de belles victoires symboliques à Calais ou encore à Montreuil. En règle générale, le PCF sauvegarde ses positions mais risque quelques pertes dans la ceinture rouge parisienne (notamment à cause d’alliances entre le PS et la droite où le refus du désistement républicain)

Pour ce qui concerne notre département du Pas-de-Calais, le PCF reconduit dès le premier tour et très confortablement, de nombreux maires déjà en place. A Avion, Rouvroy, Drocourt, Burbure, Calonne-Ricouart, Oblinghem, Angres, Ferfay et Marles-les-Mines, une seule liste était en lice et le résultat est donc sans appel. On peut se féliciter d’un niveau de participation correct malgré le manque d’enjeu (52% de participation à Avion par exemple).

Viennent ensuite de très belles victoires à Méricourt, Grenay et Sallaumines face à des listes front national qui ont multiplié les pratiques les plus douteuses, les plus populistes. A Méricourt, le maire Bernard Baude est réélu avec 51,25 % des suffrages dans le cadre d’une triangulaire avec le FN et l’UDI. A Sallaumines, là aussi triangulaire avec le FN et une liste d’écologistes. Le maire sortant Christian Pedowski qui conduisait une liste d’union de la gauche, remporte le scrutin avec 62,76 % des suffrages. Enfin à Grenay, le maire sortant Christian Champiré remporte l’élection avec 61,57 % des suffrages dans un duel avec le FN. A Saint Étienne au Mont sur le littoral, la maire sortante Brigitte Passebosc est réélue dans un duel avec le PS (53.21 %). Dernière municipalité reconduite dès le premier tour, Beaurainville (gagnée il y a 6 ans) où le maire sortant Jean Lecomte remporte le scrutin avec 54,37 % des suffrages.

Au final, le PCF gagne dès le premier tour dans le Pas-de-Calais 14 municipalités. En revanche on déplore deux pertes, Divion et Auchy les Mines. Deux villes perdues face à des dissidents du Parti. Pas de basculement donc mais des pertes occasionnées par des divisions passées.

Concernant les villes où il existe un ballottage favorable pour le candidat PCF, notons les cas de Billy-Montigny où le maire sortant Bruno Troni arrive largement en tête au premier tour (45,96 %) face à un front national hargneux et insultant et deux autres listes de droite. A Vermelles, dans une triangulaire avec trois listes de gauche, le candidat communiste arrive en tête avec 43,06 % des suffrages. Les trois listes se maintiennent au second tour et on devrait donc aller vers la reconduction d’une équipe à direction communiste. Enfin, à Houdain, le maire sortant Marc Kopaczyk arrive assez nettement en tête dans une quadrangulaire qui deviendra triangulaire au second tour.

Venons-en, pour finir, aux conquêtes hypothétiques. Elles sont au nombre de trois : Calais, Harnes et Annay/Lens. A Calais, ville gagnée par la droite il y a 6 ans, le candidat communiste Jacky Hénin arrive en tête de la gauche et conduira pour le second tour une liste de large rassemblement de la gauche avec le PS et EELV . Si on s’en tient à l’arithmétique, les jeux sont serrés mais dans le cadre d’une triangulaire PCF-PS-EELV / UMP / FN, la victoire de la gauche et de fait la reconquête de la ville est tout a fait envisageable. Nous serons fixés dimanche soir. Reconquête possible également à Harnes où Yvan Druon est en course pour reprendre la ville au PS. A noter que le PG qui est parti en cavalier seul au premier tour refusant l’alliance avec les communistes, appelle à voter pour le maire PS sortant. La poignée de fanatiques pgistes refusant catégoriquement toute alliance avec le PS localement, devra donc nous expliquer sans tremblement dans la voix ni hésitation honteuse, la raison d’une telle trahison politique. Nombreux sont les appels et ralliements autour de la liste conduite par le communiste et même si le score sera très probablement serré dimanche soir, la victoire est à portée de main. J’en termine donc avec le cas d’Annay où la liste conduite par le communiste Yves Terlat est arrivée en tête dimanche dernier. La dernière ligne droite va être difficile à négocier mais là encore on peut espérer une belle victoire à l’arrachée de la liste communiste.

Au final, le PCF devrait sortir renforcé, avec plus d’élus dans le Pas-de-Calais. La stratégie consistant à reconduire partout où cela est possible des accords d’union de la gauche locale avec le PS a permis donc ces nombreuses réélections et l’endiguement de l’avancée du FN et de la droite. Des élus combatifs et engagés pour faire vivre des dynamiques solidaires et sociales seront donc demain encore en poste pour résister avec la population aux logiques d’austérité et poser une nouvelle pierre dans l’édification d’une démocratie locale rénovée autour de pratiques novatrices d’échanges dans les quartiers au travers de réunions, d’assises citoyennes, de conseils consultatifs … Les élus communistes seront également plus nombreux dans les intercommunalités pour porter les questions de la tarification sociale de l’eau, de gratuité des transports publics, de lutte contre le projet de métropolisation et d’un développement économique harmonieux et reposant sur la vocation industrielle de notre département.

Le cas Hénin-Beaumont :

Steeve-Briois-24-03-2014_scalewidth_961La mauvaise nouvelle de la soirée électorale de dimanche fut donc l’élection dès le premier tour de Steeve Briois et de sa troupe frontiste. Hénin-Beaumont va donc connaitre 6 années de gestion d’extrême-droite avec des propositions qui les caractérisent merveilleusement : arrêt des subventions à venir pour certaines associations culturelles proches des valeurs de gauche où défendant la diversité culturelle, réduction drastiques des dépenses publiques, vidéosurveillance accrue dans la ville, discriminations en tout genre … Il faudra être vigilant et dénoncer avec force les écarts, les dérapages, les scandales car, n’en doutons pas, il y en aura et de nombreux. Il y a déjà un climat de peur dans le personnel qui a été prévenu de manière informelle qu’il y aura du ménage de réalisé dans les services comme l’a signifié une militante FN à un agent municipal : « tu es sur la liste de Schindler, tu vas bientôt prendre le train. »

Quelques mots concernant la quasi satisfaction malsaine de quelques uns à propos de la défaite d’Eugène Binaisse pour pouvoir mieux incriminer le PCF et son choix de rejoindre la dynamique d’union dès le premier tour. Je maintiens ce que j’ai pu écrire à l’époque et je réitère l’idée que cette décision des communistes était la plus raisonnable dans le climat très singulier de la ville. Le PG qui a refusé de rejoindre la gauche unie et qui a passé son temps à développer des thèses populistes sur une gauche supposée carriériste, lâche, incompétente, le MRC qui a maintenu sa candidature jusqu’au bout pour récolter quelques voix et enfin Gérard Dalongeville qui, avec la folie politique qui le caractérise et l’absence chez lui de toute forme de morale, a décidé de se représenter sans aucun scrupule ni même aucune forme de culpabilité évidente, ont conjugué irresponsabilité, inconsistance et devront maintenant justifier leur choix dans l’avenir.

G.S

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Les 23 et 30 mars, votez pour des élus utiles, votez communiste !

fb_aff_elus_utiles-1Les élections municipales approchent maintenant à pas de géant. La dernière ligne droite s’amorce pour les candidats, les derniers tracts pour convaincre tombent, les dernières réunions de quartier également. Le verdict populaire viendra clore cette campagne politique de proximité.

Ces élections municipales permettent de prendre le temps d’échanger avec la population. Le plus frappant cette année, c’est que les discussions ne portaient pas, pour la majorité d’entre-elles, sur des problèmes locaux. Non, bien souvent on parlait emploi, logement, salaire, chômage, crise. Il y a une intelligence qui se dégageait de ces échanges. L’appauvrissement des collectivités territoriales, nous n’avions bien souvent pas besoin de l’expliquer. Chacun a bien compris que les communes ont de moins en moins de marge de manœuvre et qu’il devient difficile d’engager des investissements d’avenir, de développer de nouveaux services … Pourtant les besoins sont réels, les attentes nombreuses. Malgré cela, ça n’est pas du découragement, du fatalisme, du désintérêt pour la politique que nous avons pu ressentir. Non bien au contraire, les gens veulent des élus combatifs et honnêtes et ils restent très attachés aux élus locaux, interlocuteurs privilégiés qui connaissent réellement les choses.

D’ailleurs, si les membres du gouvernement prenaient le temps de se rendre dans les quartiers et de discuter, ils se rendraient compte que leurs projets de grandes métropoles, d’acte trois de la décentralisation constituent une erreur monumentale ! Plus que jamais, c’est d’un lien étroit dans la plus grande des proximités dont nous avons besoin. Il y a ce désir de tisser un lien de confiance et d’échange entre les élus et la population, de prendre le temps du dialogue et de la concertation pour co-élaborer les solutions d’avenir.

Chacun sent bien qu’avec les logiques d’éloignement du pouvoir dans le cadre des institutions européennes, d’une République qui a fait son temps laissant peu de place à l’engagement réel du citoyen pour la chose publique, il y a nécessité de définir un nouveau modèle de citoyenneté, un nouveau modèle républicain autour d’un nouveau pacte social.

C’est exactement cette idée et ce projet que portent les candidats communistes. Qu’ils partent seuls, ou dans l’union, majoritaires ou non, le fil rouge de leur engagement est celui-ci. Dans l’immense majorité des cas, ce sont des hommes et des femmes venus du monde du travail, des milieux populaires qui partagent donc le même quotidien que les citoyens qu’ils se proposent de représenter au conseil municipal. Dans les municipalités communistes sortantes, bien souvent il y a des conseils et des réunions de quartiers, des assises de la jeunesse et de la culture, des permanences décentralisées, des consultations citoyennes locales sur les grands projets … Une gestion communiste n’est comparable à aucune autre. Tout n’est pas parfait et nous n’avons pas la prétention d’affirmer que nous faisons tout mieux que les autres. Cependant, une gestion communiste c’est une gestion particulière et humaine, citoyenne et solidaire. C’est une présence forte sur le terrain, un soutien sans faille aux associations, des médiathèques et salles de sport de haute tenue qui promeuvent des tarifs accessibles à tous, la priorité pour l’éducation et la jeunesse, la solidarité avec les aînés et de la lutte, beaucoup de lutte. Pour l’emploi local, contre les fermetures de services publics, contre les coupures de courant, d’eau et les expulsions locatives, pour du logement social digne dans une logique de mixité …

Bref, les 23 et 30 mars, ces hommes et ces femmes, ces militants infatigables de la dignité humaine et de la démocratie, seront candidats pour porter toutes ces ambitions, tous ces projets.

Les 23 et 30 mars, faites le choix de l’humain d’abord, faites le choix de vous doter d’élus utiles, votez et faites votez pour les listes sur lesquelles s’engagent le Parti Communiste Français !

G.S

La Révolution passera par l’éducation 

Arts_Education_KoreaLogoDans son « politeia » (La République), Platon expliquait que l’éducation est sans conteste le moteur essentiel de la citoyenneté. L’éducation à la justice explique t-il d’ailleurs. Depuis la publication et les multiples traductions de cette œuvre majeure de la philosophie politique, cette question de l’éducation et son lien évident avec l’accession à la citoyenneté n’a cessé d’obséder les observateurs les plus aguerris de la démocratie. En réalité c’est l’articulation entre savoir et pouvoir qui est posée lorsque l’on aborde la question sous ce prisme. La lecture contemporaine des idées platoniciennes nous pousse à nous interroger sur le degré de pertinence et d’efficacité de notre modèle éducatif. Par modèle éducatif je ne pose bien évidemment pas uniquement la question de l’école. Cela englobe le rôle de socialisation et de formation de la famille, des parents, du syndicat et des structures politiques et sociales.

Le constat est, de l’avis d’un grand nombre d’individus d’ailleurs, peu reluisant. Nos enfants livrés dans une naïveté naturelle à la télévision financée par la publicité, aux réseaux sociaux qui les absorbent et les prédisposent socialement à ce qu’il y a de pire, aux jeux vidéos qui reproduisent les pires clichés vendus par la pensée dominante capitaliste, sont littéralement abandonnés et les conséquences sont et seront pour le moins dramatiques. Bref tout est fait pour nous empêcher de penser dans une société qui s’apparente, pour paraphraser Spinoza, à « l’asile de l’ignorance ».

Il y a l’école bien entendu. L’apprentissage de la technique est certes nécessaire mais insuffisant. Cette question de la formation à la citoyenneté en mettant à la disposition de tous les clés de la connaissance la plus large, à savoir l’art, la littérature, les sciences et surtout une formation et même une éducation pour dompter le numérique et l’internet qui doit être l’espace de la démocratisation absolue du savoir, est primordiale. Il y a besoin de bâtir collectivement un nouveau projet de citoyenneté et donc une haute ambition en terme d’éducation.

Pour se faire, on se doit d’engager, dans un premier temps, toute une réflexion sur ce qu’est devenue la puissance publique aujourd’hui et ce qu’elle devrait être en réalité. Force est de constater que plus personne ne croit en la puissance publique, en l’État. Le matraquage idéologique de la vague néolibérale et de ses émules les plus forcenés, à totalement saboté l’image de l’État et l’a diabolisé. On ne parle plus de la Nation et la mondialisation économique instrumentalisée et minutieusement appliquée par des organisations rangées à sa cause (Union Européenne, FMI, OMC …) font en sorte de faire disparaître étape par étape la force publique. En France, Sarkozy a mis un coup d’accélérateur et François Hollande prend la relève. 50 milliards de dépenses publiques en moins d’ici 2017, détricotage du modèle social et de l’assurance maladie, privatisations en cascade, suppressions de maillons essentiels de la démocratie locale… C’est le règne des tyrans, ceux que Bernard Stiegler appelle les libertariens. Les libertariens sont des « anarchistes capitalistes », c’est-à-dire qu’ils ambitionnent la disparition totale de l’État. Non pas par une visée socialiste, mais bel et bien pour garantir le pouvoir sans partage de la bourgeoisie. Même l’armée et la police doivent être privatisées dans leurs esprits, comme c’est le cas d’ailleurs depuis George.W.Bush aux États-Unis. Vous pourrez compter sur eux pour ce qu’ils appellent eux-mêmes la charité. C’est le temps du Far West, le retour au capitalisme sauvage du XIXème siècle.

Étant marxiste, je suis moi aussi engagé dans la lutte pour un modèle qui verra l’État disparaître, comme l’a si bien expliqué Lénine dans son « État et la Révolution ». Mais mon marxisme va de paire avec mon pragmatisme et je ne désire pas brûler les étapes. Aujourd’hui, il faut rendre le savoir à tous, il faut éduquer les masses et garantir l’État social pour sortir les salariés de la précarité de leur existence et leur permettre ainsi simplement de penser, d’en avoir la possibilité. Ce sont des travailleurs éclairés qui porteront avec des structures politiques comme le PCF, ne se dérobant pas dans sa mission d’avant-gardisme, cette force de sentir les séquences politiques et de livrer les mots d’ordre adéquats à celles-ci, le projet politique émancipateur dont nous avons besoin.

G.S

Hénin-Beaumont, les loups et l’espoir !

1048930L’annonce a fait beaucoup de bruit, la meute de chiens enragés depuis se déchaîne avec une force et une conviction aussi forte que leur haine des communistes qu’ils voudraient détruire mais qu’importe. Un proverbe espagnol dit « un homme sage se ravise, un fou ne le sera jamais ». Cette maxime à elle-seule peut résumer la situation que nous connaissons actuellement à Hénin-Beaumont.

Celui qui devait initialement conduire une liste Front de Gauche à Hénin-Beaumont, a décidé avec ses camarades communistes, après une longue et sage réflexion, qu’il était sans doute mesuré et responsable de voir si il n’y avait pas intérêt à créer au plus vite, une large dynamique de rassemblement des forces progressistes dans une ville qui connaît depuis plusieurs années maintenant, les assauts du clan Le Pen. Cette belle cité minière, ouvrière qui fut durant de longues années une terre de solidarité, de partage, de résistance et de progrès, est devenu un véritable laboratoire. L’encre de la presse bourgeoise parisienne déferle telle une vague de sottise et de crétinerie avec le désir, pour certains bien-pensants, de voir la blondeur chrétienne de la fille du borgne ravagé, s’asseoir dans le fauteuil majoral si convoité. Le regard condescendant de l’intelligentsia auto-proclamée sur une terre ouvrière qui se caractériserait par la stupidité de ses habitants, des ivrognes consanguins, est à mille lieux de ce qu’est réellement la population du bassin minier. Les gens souffrent, le chômage est fort, l’industrie disparaît, les médecins manquent et pourtant, c’est bien d’une grande terre de gauche dont il est question. Les valeurs d’entraide, de solidarité dans les quartiers restent fortes et la soif intarissable de lutte et d’espoir anime toujours bien des esprits dans nos villes, dans nos corons.

Mais revenons à Hénin-Beaumont et à la décision des communistes emmenés par David Noël. Il y aura donc une liste de large rassemblement de la gauche dès le premier tour. Des échanges sérieux et nourris ont actuellement lieu pour bâtir avec enthousiasme et conviction, un projet de ville entre les différents protagonistes de ce beau rassemblement. Maintenir et développer les services publics, travailler à la culture pour tous, créer des centres de santé publics permettant une égalité d’accès aux soins, développer le principe de réunions de quartier pour co-élaborer le projet et établir un dialogue permanent entre les élus et les habitants, s’interroger sur la mise en place d’une gestion publique de l’eau avec une tarification sociale, engager une réflexion globale sur la question des transports en posant la question de la gratuité … Bref le dialogue entre David Noël et Eugène Binaisse, le maire sortant divers gauche, est encourageant et les deux hommes sont sérieux, ouverts e responsables.

Une chose est évidente et les héninois le disent avec beaucoup de force, il est temps de retrouver du calme, de la sérénité, et un entre-soi loin des cohortes de caméras, des journalistes assoiffés de politique politicienne. Il faut de la sagesse et de la méthode pour construire la ville de demain et redonner une image neuve à sa population. La fierté d’habiter une ville où il fait bon vivre, en accord avec ses valeurs fondamentales, des valeurs de progrès, de solidarité et de partage. C’est cette visée et un profond sens des responsabilités qui ont poussé David Noël et les communistes héninois à prendre les décisions qui s’imposent. C’est aussi, disons-le, la lucidité de voir clair dans le réel : trois sondages à 5 % malgré la campagne engagée depuis des mois, avec de fait un risque fort de disparaître lors du second tour et ainsi de ne plus avoir la possibilité d’imposer nos idées et nos projets. Être utile dans l’action, pouvoir créer un rapport de force favorable aux habitants, aux salariés, voilà l’objectif. Se faire plaisir sous des bannières et slogans aussi irresponsables que fumeux, s’habiller de l’écharpe rouge et d’une admiration malsaine pour le chef suprême en s’obstinant d’une vision simpliste, manichéenne de la politique, est-ce d’une utilité indiscutable pour le peuple ? Bien entendu que non ! Certains font en sorte de battre pragmatiquement le front national et ses idées, d’autres ne font que le proclamer et, par leur aberrant entêtement et leur vocabulaire ordurier vis à vis de la gauche, le renforcent dans les faits.

Laissez la politique aux esprits raisonnables ! Faites votre révolution facebookienne entre-vous comme des enfants jouent aux petits soldats, libérez-nous du poids de votre bêtise et de votre terrifiante psychose. Les communistes du Pas-de-Calais sont en ordre de marche et refroidissent les hardeurs frontistes comme dans ma ville, Avion où le Front national a déserté nos rues reconnaissant la force, la puissance dévastatrice de notre organisation à leur égard. Comme à Rouvroy, Drocourt, Evin-Malmaison, les villes communistes de la circonscription d’Hénin-Beaumont où il n’y aura pas de liste Front national malgré les multiples tentatives d’implantation. Qu’avez-vous fait vous pour combattre le FN ? Où sont les résultats de votre « radicalité concrète » ?

G.S